"DOUAR,
c'est monter à même peau
un étalon fougueux.
A rênes serrées, fouler de plein jour
ses terres vierges.
Une chevauchée tout en sens !".......... Geneviève Massart
02 Eau forte
03 Lua
04 Pismo za vas
05 Douar
07 Clochette
08 Gato preto
09 Racset siti
10 Aton
11 Le manoir
Quand il a signé pour le concours des jeunes talents à l'Open Strings Festival à Osnabrück
en 2000, et y gagna le premier prix, nous nous sommes tout de suite rendu compte
que nous avions découvert un nouveau talent. Celui-ci était différent des habituels
sons de guitare.
La musique de ce jeune Karim Baggili de 24 ans était difficile à décrire. Un
peu de flamenco par ci, un peu de mesures arabes par là, et beaucoup de passion
et d'enthousiasme, tout cela rendait difficile de coller une étiquette sur
cette musique. Néanmoins, tous les gens qui écoutaient ce jeune musicien lors
des finales de l'Open Strings competition étaient fascinés.
Cinq années ont passé. La musique de Karim s'est développée et a mûri mais
n'a rien perdu de sa fascination. La technique flamenco, les mélodies arabes,
tout est encore présent et fusionne dans une unité logique. Et ce n'est
pas étonnant vu que Baggili, né en Belgique, d'un père jordanien et d'une mère
yougoslave, a été en contact intime avec plusieurs cultures durant sa jeunesse.
Maintenant, il travaille avec de nombreux groupes, compose de la musique pour
des court-métrages et est continuellement en train de raffiner sa technique à l'oud
et à la guitare. Sa musique est originale et intensive. C'est une musique qui
mélange une fraîcheur juvénile et une mâturité musicale.

When he signed up for the Young Talent Competition at the Open Strings Festival
in Osnabrück in the year 2000 and then took first prize, we knew off the bat
that we had discovered a new talent here. A talent that was agreeably different
from the run-off-the-mill guitaristic sounds.
The music produced by the then 24-year-old Karim Baggili was difficult to describe.
A little flamenco here, a few arabic scales there, and lots of fire and enthusiasm
made it hard to paste a label on the music. Nevertheless, everyone hearing
the young musician in the finals of the Open Strings competition was fascinated.
Five years have passed in the meantime. Karim Baggili's music has developed
and matured, but has lost none of its fascination. The flamenco technique,
the Arabic melodies, it's still all there and coalesces into a logical unity.
And it's no wonder, since Baggili, born in Belgium of a Jordanian father an
a Yugoslavian mother, was in close contact with various cultures since his
earliest childhood.
Today, he works with various bands, composes music for short films and is continuously
refining his technique on the oud and the guitar. His music is original and
intensive. It is music that brings together youthful freshness and musical
maturity.

Karim Baggili won the first prize as a competitor of the Open Strings guitar
Festival in 2000 in Osnaebrueck, Germany. Since than a career as a guitarist
and composer was a natural step forward in his musical life. Nowadays he works
with various bands, composes music for films and also is improving on his technique
on the oud and guitar. And he presents his first CD on Acoustic Music Records
called "Douar".
The music Karim produces is a mix of flamenco, Arabic melodies and a fine approach
to world music. Karim shows a lot of passion in his guitar music, with a top-notch
technique and with fine creativity in his compositions." Eau Forte" is an intriguing
piece with a flowing character, "Lua" is a moving ballad with lots of expression
and emotion. The title piece "Douar" has a haunting and challenging approach,
just as the affecting track "Gato Preto"." Aton" has many influences from many
cultures and musical styles, but does surely impress one with a melancholic
and gentle touch, just as the last song "La Manoir" with additional percussion.
The whole album is refreshing and has a modern and renewing approach to all
styles of music. Karim Baggili is a fascinating guitarist/ composer which will
beguile any guitar enthusiast or music lover.

...Karim Baggili se produit en quartet, avec Kathy Adam au violoncelle, Philippe
Laloy
à la flûte traversière et au saxophone soprano et Osvaldo Hernandez aux percussions.
Puisqu'il avait carte blanche, Karim Baggili avait invité plusieurs musiciens.
De la première à la dernière note, les arrangements originaux, une virtuosité jamais
gratuite, démontrent un talent hors du commun. Les morceaux de l'album
«Cuatro con cuatro», sublimes sur disque, trouvent sur scène un écho à leur
mesure, peut-être encore plus émouvants, peut-être encore plus envoûtants.
Du «Zayak» arabe à «La Llorona» (morceau populaire mexicain chanté avec Caroline
de la Serna), de la sombre mélancolie de l'oud aux accents festifs de «Sutra» (sur
des paroles en serbo-croate écrites par sa propre mère, annonce-t-il), Karim
Baggili offre un concert totalement maîtrisé, entouré de musiciens talentueux:
sublimes parties de piano de Charles Loos (bien qu'à certains moments, le mélange
entre l'oud et le jazz laisse songeur), présence habitée de la violoniste Aurélie
Dorzée, lignes somptueuses (que ce soit à la flûte ou au saxophone) de Philippe
Laloy. Quant à P. Hernandez, elle en aura étonné plus d'un lors de son impressionnante
danse de boléadoras (danses argentines) en fin de concert.

J'ai écouté le CD de Baggili à plusieurs reprises cette semaine, on va dire
que ça tourne en boucle dans mon casque en ce moment. Que du bonheur!
... tu disais que vous étiez des "bénévoles passionnés". Je suis très certainement
corrompu par la société de consommation, je charge des musiques faciles sur
iTune comme on choisit des fromages au supermarché... mais je ne pensais pas
qu'on pouvait produire encore des choses d'une si grande qualité sans énormément
d'argent, juste en étant passionné.
Continuez! Vous rendez le monde meilleur.

Karim Baggili doet watertanden. Wat een gitarist. Zijn composities zijn glashelder,
vloeibaar als water. En wat een buitengewone techniek..Zelf ben ik een verwende
liefbebber van gitaarmuziek. Een buurman is gitarist/componist Armand Couck.
Een van mijn boezemvrienden is de Brugse wondergitarist Gilbert Isbin en zopas
leverde ik een hoesontwerp voor de Amerikaan Dominic Gaudious.
Karim Bagilli past in het rijtje. Ik geniet van zijn muziek, niet alleen voor
de vingervlugge riedels maar vooral door de ontroering en de opgeroepen emoties.
In een multi-culturele wereld past een heerlijke kruisbestuiving met een vleugje
flamenco, wat Arabische klanken eneen zigeunertoonladder. Dit alles is hier
aan de orde.
Pure smeltkroesmuziek die weet te ontroeren...

Mais quel plaisir à vous présenter ce matin le nouvel album, un régal, de Karim
Baggili. Intitulé « Douar » cet album confirme le talent de Karim Baggili,
après un album « Cuatro Con Cuatro » présenté ici même il y a quelques mois.
La musique de Karim s'est développée et a mûri, mais rien, au contraire n'a
perdu de son attrait. La technique flamenco, les mélodies arabes, tout est
encore présent et fusionne dans une unité logique.
Un album à découvrir au plus tôt.

Hearing Karim Baggili play solo, sometimes dubbed with second guitar, (with
only a bit of conga and cajon on two tracks, by Etienne Serck), I realize much
more how gifted he is as a guitarist.
Somehow I was immediately reminded of the lecture I need to give in October
at the Theosophical Society on the "91 parts of the earth", a rather esoteric
oracle-based concept which is extremely interesting because it shows places
on the earth where certain conditions are present that makes it easier to develop
certain creative processes (with an influence on the local religious, social,
and philosophical tendencies).
The area of Belgium was listed as having very good conditions to see how to
make through compromise and negotiation a harmonious creative starting point
for contradictory elements, in social groups, ideas, etc. Not that this is
an over-relevant association, but I always wondered why and how so many musicians
in Belgium that I know so easily adapt so many styles from elsewhere, and make
it sound skilfully as if they can make it as their own rich and peaceful, warm
home.
That is also exactly what Karim makes in his style. Like a logical journey,
over Spanish, Greek and other originating ideas this is all transformed into
Karim's own world and space, full of warm effects, flowing from one theme to
the next. All tracks are original compositions except for the ninth track which
brings suddenly a sweep further into a further area and is played with ud and
acoustic guitar, and some percussion, "Racset Siti", an old Arab traditional,
followed by a fitting well personal composition on oud lead, and a calmer part
on guitar lead, bringing us back home, the place we didn't leave except in
the colours of the imagination, presented on "Douar".
Brilliant.

C'est le second cd de ce guitariste oudiste né en Belgique d'un père jordanien
et d'une mère yougoslave, qui collabore avec plusieurs groupes folk. Le flamenco
et les bouts de mélodies arabes, souvent présents dans ses compositions, ne
suffisent pas à qualifier sa musique qui est bien personnelle. Accompagné d'un
percussionniste, il déroule une trame sensuelle, chaude, à la fois intense
et délicate.
Ses onze compositions, souvent assez longues, sont autant de perles qui voyagent
dans un univers animé d'un mouvement rapide..

Baggili is een Belgische muzikant van Jordaanse en Joegoslavische origine.
Hij was vierentwintig toen hij in 2000 de gitaarwedstrijd op het Open Strings
Festival van Osnabrück won.
Vijf jaar later kan hij bij het Osnabrückse label Acoustic Music een soloplaat
uitbrengen. Baggili die al aan meerdere Belgische muziekprojecten meewerkte
zoals Jong Folk en De Noord Zuid Band, speelt op deze cd tien eigen nummers
op gitaar en een door hem bewerkte Arabische traditional (Racset Siti) op oud.
Nummers als Pismo za vas en Douar klinken erg inventief. Je kan zijn muziek
niet onder een noemer onderbrengen. Je hoort dat flamenco en Arabische muziek
hem allesbehalve vreemd zijn, maar af en toe klinkt zijn gitaar als die van
een zigeuner. Zijn gemengde origine zal hem wel van kindsbeen af die verschillende
muzikale invloeden hebben laten proeven.
Het resulstaat is een zeer genietbare cd waarop bijna uitsluitend een gitaar
te horen is. Op twee nummers voegt Etienne Serck wat percussie toe op conga
en cajon.

Karim's album is truly beautiful. The soundscape that he creates is very refreshing and unlike any other. In every listening, a new aspect is being revealed.

Tous ceux qui sont tombés sous le charme des concerts du guitariste-oudiste
Karim Baggili se réjouiront
à l'écoute de cet album solo 'Douar'. La fluidité du jeu, la fraîcheur des
compositions et la sensibilité
du toucher sont aussi étonnantes que la maîtrise de l'instrument, et l'originalité du
propos, entre flamenco et musique arabe.
Un album enthousiasmant.

En 2000, lors du "Open Strings Festival" de Osnabrück (Allemagne), Karim Baggili
obtint le premier prix du concours destiné aux jeunes talents... Il avait alors
environ 18 ans... Sa vie musicale est déjà riche et bien remplie : Il a travaillé avec
des groupes variés et a composé des musiques de courts métrages. Mais en plus
il a trouvé le temps d'améliorer sa technique à la guitare et au oud.
A 24 ans, il sort le disque Douar et l'on est surpris qu'un musicien aussi
jeune puisse déjà produire une musique si riche, construite et mûre, mais aussi
personnelle et pleine de fraîcheur.
Né en Belgique d'une mère Yougoslave et d'un père Jordanien il pourrait se
limiter aux influences arabes et balkaniques... Mais en fait le flamenco est
aussi un ingrédient central dans cette musique inclassable et fascinante. Sur
les onze titres, neuf sont des compositions personnelles et deux des arrangements
de musique arabe traditionnelle.
L'ensemble est réellement extra-ordinaire !

Der ehemalige Nachwuchspreisträger beim Osnabrücker Open Strings Wettbewerb
(2000) schlägt in seiner Musik auf Gitarre und Oud eine musikalische Brücke
zwischen Tradition und Moderne, aber auch zwischen Ost und West. Baggili webt
seine lebendigen Stimmungsbilder aus Techniken des Flamenco, klassisch spanischen
Elementen, arabischen Melodien, aber auch südosteuropäischen Einflüssen und
offenbart dabei ein sehr zeitgenössisches Musikverständnis.
Durch die Eltern schon früh mit verschiedenen Kulturen konfrontiert, wird dieses
nahezu selbstverständliche, lebendige Ineinandergehen verschiedenen kultureller
und damit auch stilistischer Einflüsse fast schon sinnbildlich für das Verständnis
der heutigen jungen Musikergeneration. Diese stimmungsvolle musikalische Welt
wird virtuos, ausgesprochen lebendig und voller Energie präsentiert. Erscheint
dabei die spieltechnische Virtuosität beim heute Endzwanziger gewissermaßen
erwartungsgemäß, so ist doch die kompositorische Reife und Reichhaltigkeit
in der Spanne dieser elf Stücke das wohl Bemerkenswerte.
Baggili spielt die spanische Gitarre oder das Oud und versteht es durchaus,
auch Eigenständigkeiten und Eigenheiten verschiedener Traditionen sowie seiner
Instrumente deutlich werden zu lassen, hat aber dabei immer unverkennbar eine
eigene musikalische Handschrift.

Grâce à cette technique de jeu qui permet de détacher une mélodie sur un accompagnement
en arpèges, la guitare est certainement l'un des instruments les mieux adaptés
au jeu soliste et ce CD soliste le confirme s'il en était besoin puisque l'on
ne s'y ennuie jamais et qu'il est tout à la fois dynamique, prenant et reposant.
Karim Baggili, jeune guitariste belge d'origine jordano-yougoslave y interprète
quasiment seul (à peine un peu de cajon ou de conga sur deux plages) ses compositions
qui se situent à la frontière entre guitare flamenco et guitare classique espagnole
(frontière on ne peut plus indéfinissable s'il en est...) lorsqu'elles ne s'inspirent
pas également d'autres ambiances. C'est notamment le cas lorsqu'il joue, toujours
avec le même talent, le oud.
Ce CD soliste n'est d'ailleurs qu'un des aspects de ses activités musicales
puisqu'il a son propre quartet (CD "Cuatro con Cuatro" que je n'ai pas eu l'occasion
d'écouter) et qu'il n'était autre que le guitariste et joueur de oud du groupe
trad. Dazibao, (formation qu'il a maintenant abandonnée, ce qui explique son
absence lors du concert de ce groupe à St-Chartier 2006) et qu'il manie la
guitare électrique dans d'autres formations lorsqu'il n'accompagne pas Christian
Merveille ou Yvette Berger...

Im Jahr 2000 konnte Karim Baggili den ersten Preis beim Nachwuchswettbewerb des Osnabrücker Open Strings Festivals gewinnen. Ganze fünf Jahre ließ er sich Zeit für sein nun vorliegendes instrumentales Soloalbum. Das Ergebnis: Ein kleines Meisterwerk. Eigenständig, aufregend, schlüssig, geschmackvoll, hintergründig - wunderschön. Die Art und Weise, wie Baggili in zehn Eigenkompositionen (und einem traditionellen arabischen Oud-Stück) Flamenco, Balkan-Rhythmen, arabische Weisen, Balladeskes und aberwitzig flirrende Läufen, brillante Tremelopassagen und Arpeggien zusammenbringt, ist stets mehr als die Summe der einzelnen Teile. Zu hören ist Baggili auf der Flamenco-Gitarre und der arabischen Laute Oud, gelegentlich ergänzt durch perkussive Unterfütterung von Congas oder Cajon. Die Stücke entstanden zwischen 1999 und 2005, die Aufnahmen wurden in Osnabrück und Antwerpen eingespielt.

Akustische Nylonstring und die arabische Laute Oud bedient der Belgier Karim Baggili, und das mit einer unglaublichen Virtuosität klassischer Prägung. In atmosphärischer Hinsicht tangieren seine Instrumentals verschiedene Kulturen: Flamenco, die musik des Balkan (wo seine Mutter herstammt) und natürlich auch die Farben des Nahen Ostens (sein Vater ist Jordanier) sind hier präsent. "Douar" (rough Trade/acoustic music) überzeugt durch schöne Spannungsbögen, Farbenreichtum und eine musikalische Sprache, die zeitlos und stilübergreifend überzeugt. Der 29 jährige Musiker komponiert u.a. für Filme, spielt aber auch in diversen Bands. Vielseitig.

In der Musik ist es nie schlecht, mit vielen Kulturen in Verbindung zu kommen und das passierte dem Sohn eines Vaters aus Jordanien und einer Mutter aus Jugoslawien schon als Kind in Belgien. Da ist es kein Wunder, dass man neben dem Flamenco auch arabische Anklänge hört, Doch das fließt alles in seinen Sound ein, der eindeutig aus Europa kommt. Dank seiner vorzüglichen Technik und seinen Kompositionen ist das ein fast idealer Mix aus Exotik und mitreißender Musik.

Keine Weltmusik, keine Melange aus verschiedenen musikalischen Ecken, sondern ein eigenständiges und homogenes Produkt liefert Karim Baggili mit seiner neuen CD "Douar". Ob auf der Oud oder auf der klassischen Gitarre, man darf den jungen Spross einer in Belgien lebenden jordanisch-jugoslawischen Familie durchaus als großen Virtuosen bezeichnen. Mit spielerischer Leichtigkeit flitzt er über die Saiten und fühlt sich auf beiden Instrumenten gleichermaßen wohl. Seine ethnische Herkunft jedoch zu Baggilis "musikalischer Heimat" zu erklären, ginge wohl zu weit. Bestenfalls inspiriert wurde er von arabischer, aber auch Flamenco-Kultuur. Baggili beweist, dass man sich eine solche Heimat auch selbst schaffen kann. (mzo)

Karim Baggili? Nie gehört? Das wird vielen so gehen. Den 29-Jährige Sohn eines jordanischen Vaters und einer jugoslawischen Mutter, der in Belgien lebt, hat einen breiten Bekanntschaftsgrad verdient. Auf "Douar" schlägt der junge Mann an Nylonsaiten und Knickhalslaute "Oud" zwischen spanischem Flamenco und arabischen Skalen und Motiven. Das geht saumäßig gut ins Ohr und strotzt nur so vor Virtuosität. Wer Produktionen wie die von "enja" - Records mit Basswunder Renaud Garcia-Fons mag, wird diesen Brückenschlag zwischen Orient und Okzident genauso genießen. Von Karim Baggili wird man garantiert noch hören. Ein wunderbarer Silberling.

Seit dem Gewinn des ersten Preises beim Open Strings-Nachwuchswettbewerb hat Karim Baggili seine Musik weiter entwickelt. Sie ist gereift und hat dennoch nichts von ihrer ursprünglichen Faszination verloren. Flamencotechnik, arabische Melodien - alles ist noch da und fügt sich zu einer logischen Einheit zusammen.

The Belgian guitarist won the talent competition at the renowned Open Strings
Festival 2000, proving at an early age that he can more than hold his own on
a big stage. Perhaps it's his family background - Baggili is the son of a Jordanian
father and a Yugoslavian mother - which lets his music move so apparently effortlessly
between the most varied cultural traditions.
With his second solo cd "Douar", the 29-year-old combines fiery Flamenco with
Arabian scales, motifs and traditional pieces. A seductive dance on the hot
coals, where pieces of great dynamic range blend exotic scales with familiar
patterns. His breakneck Flamenco technique weaves chords and melody together
in a manner which is a joy to listen to.
Baggili is undoubtedly one of the great new talents on the guitar scene, from
whom we may expect many more pleasant surprises in years to come.

Vater Jordanier, Mutter Jugoslawin, Geburtsland Belgien. Karim Baggili, der
2000 noch im Nachwuchswettbewerb des Osnabrücker Open Strings Festivals den
1. Preis davontrug, ist wenige Jahre später zu einem Proteus der sechs Nylonstrings
gereift, der alles Zeug hat, alsbald zur Galionsfigur kulturenübergreifender
Gitarristen zu werden. "Douar" (Acoustic Music Records 319.1363.2) legt darüber
in Fülle Zeugnis ab; es ist ein ausgezeichnetes, ein sensationell gutes Album
geworden. Wer allerlei arabische oder insgesamt nahöstliche Elemente in Karims
Spiel erwartet, wird eher andalusische entdecken, und das reichlich. Die Achse
seiner musikalischen Sprache liegt vertikal, nicht horizontal; sie vereint
auf höchst eigene Weise europäische Spielweisen, Techniken, Inhalte - Elemente
der europäischen Klassik, wie in "Clochette" - mit der Sprache und Spieltechnik
des Flamenco. Dass der indisch-nordafrikanische Wurzeln hat, fällt nicht ins
Gewicht. Karim ist, zumindest auf der Gitarre, ganz Südspanier, während er
auf der Oud eher nach Osteuropa hinüberreicht, in das Osteuropa der Zigeuner.
Harri Stojka und seine Freunde und Verwandten in Wien, in Deutschland und anderswo
dürften ihre helle Freude haben.
Dass er gelegentlich mit Overdubs arbeitet, macht nichts, noch nicht mal für
Instrumentalpuristen. Denn was Baggili recht eigentlich zum musikalischen Schwergewicht
macht, ist die Art und Weise, wie er seine verschiedenen Prägungen zur Synthese
bringt, in Einheiten verschmelzt, die nicht mehr dekonstruiert werden können.
Das erzeugt im Hörer den schönen Eindruck, dass das Gehörte "einfach so sein
muss" - man hat es mit déjà-écoutés zu tun, die allerdings täuschen, obwohl
die gitarristische Welt bekanntlich nicht knapp dran ist mit beglaubigten Talenten
der Kulturenverschmelzung. Die bleiben aber im Prinzip noch immer multi-ethnische
Versuche. Dass Karim Baggili die ihm zur Verfügung stehenden Elemente zu einem
Ganzen zu verschmelzen versteht, ist allein seine und nur seine Meisterschaft,
die es vermag, Summen mehr sein zu lassen als die pure Addition ihrer Teile.
Und doch - in fast jedem der Gitarren-Titel - exemplarisch "Marché
aux puces" - stellen sich die andalusischen Anteile als die
überlebensstärksten heraus. Und trotzdem dürfte man darauf wetten, dass kein
Flamencist - ob orthodox oder modern - der Faszination nicht auch erliegen
würde, wie sicher, wie souverän Karim den Flamenco-Rumpf mit anderen Gliedern
versieht und dem jeweils neuen Körper zu gesundem Leben verhilft. Es ist schon
viel am Flamenco herumgeschraubt worden, zum Teil gewissenlos, zum Teil aus
Mangel an Meisterschaft. Karim Baggili schraubt an nichts herum. Der Flamenco
fliegt ihm zu, will zu ihm hin. Wie alles andere auch.

Karim Baggili n'a pas volé la carte blanche venue ouvrir le Festival d'Art de Huy, vendredi, au Couvent des Frères Mineurs. Les gradins complets l'auront vue s'entourer d'invités triés sur le volet des couleurs musicales à même de se marier à son oud et à sa guitare flamenca. Moments enrobés d'une dimension intouchable.

Pour lancer son catalogue 2006, le Festival d'Art de Huy, avait misé sur les
guitares hérauts, vendredi. Dans un Couvent des Frères Mineurs complet à l'idée
de parcourir la carte blanche offerte à Karim Baggili.
Il aura fallu un peu patienter le temps pour Jacques Stotzem (guitare) et André Klenes
(contrebasse) de s'imposer en véritable deuxième tête d'affiche de la soirée.
Avec un premier "Flying Angel" pour bien planter le décor des quatre heures
d'excellence qui suivraient. "L'autre rive" plongeait les gradins dans l'atmosphère
d'un Simenon, avant de laisser "Colours of Turner" passer par toutes les humeurs.
Stotzem y allait, encore, d'un incroyable solo pour ramener des sonorités de
la "Jungle". Avant un dernier coup de bluff du côté de Jimi Hendrix. Que d'originalité!
Et ce Karim Baggili entouré des fidèles Kathy Adam (violoncelle), Philippe
Laloy (flûte et saxo soprano) et Osvaldo Hernandez (percussions), n'aura pas
construit son concert autrement. En allant puiser dans tous les possibles offerts
par sa dextérité à la guitare flamenca comme à l'oud, et par la couleur personnelle
de ses invités.
Les petites retouches harmoniques venaient, ainsi, du violon d'Aurélie Dorzée,
du piano de Charles Loos et de la contrebasse de Vincent Noiret sur des pièces
comme
"Zayak", et "Mr Lee II" et "Incertitude". L'ensemble montait encore d'un palier
avec le chant de Caroline de la Serna sur la superbe ballade mexicaine de "La
Llorona".
Et ce ne sont pas les démonstrations de bolas par Patricia Hernandez et le
mirage du conteur Nasreddine, qui auront atténué l'impression dominante sous
les voûtes des Frères Mineurs. Celle d'une dimension intouchable venue accompagner
la performance technique, d'un bout à l'autre de la soirée.

Karim Baggili Quartet da una nueva dimensión al flamenco español, a la música árabe,
así
como a las canciones tradicionales mexicanas. Después de ofrecer conciertos
en Bélgica, Alemania y Francia el grupo del joven guitarrista y compositor
belga de origen jordano-yugoslavo, Karim Baggili, acaba de presentarse en la
República Checa, en el festival "La guitarra a través de los géneros". Conversamos
con Karim Baggili y el percusionista mexicano Osvaldo Hernández después del
concierto de Praga el pasado domingo.
El cuarteto de Karim Baggili suele tocar en teatros y café-conciertos. En Praga
Karim presentó temas propios, así como composiciones adaptadas incluyendo una
canción en serbo-croata, idioma de su madre.
Karim: "Sí, había temas que he compuesto yo porque me gusta mucho crear, pero
no todo.
´La llorona´ o ´Toda mi vida´ son canciones populares mexicanas. Sin embargo,
me gusta mucho cantar en español. Normalmente yo canto ´La llorona´ con Osvaldo
pero ..."
Osvaldo: "Técnicamente el concierto fue muy difícil para nosotros porque no
teníamos el equipo necesario, los micrófonos, hubo algunas canciones que tuvimos
que suprimir. Pero bueno, pensamos que no estuvo tan mal tampoco. En todo caso
estamos contentos con la reacción de la gente. Pienso que si al final de todo
el público está contento, eso es lo más importante. Creo que la labor de nosotros
independientemente de hacer música es hacer sentir bien a la gente. Y yo creo
que esta noche la gente se sintió bien porque se quedaron hasta el final. (Risas)"
Osvaldo agregó que le gusta escuchar "La llorona" cantada por Karim.
Osvaldo: "Pienso que es muy bonito que alguien que no es de una cultura se
interese en otra cultura y que haga el esfuerzo de querer hacer algo bien hecho
porque Karim ha estudiado las canciones, ha aprendido las letras, algunas veces
tiene su pequeño acentito, pero lo hace con mucho gusto y pienso que para mí como
mexicano es un orgullo más grande que él cante las canciones de México a que
yo las haga. En México tendría mucho éxito".
Dos de las composiciones que escuchamos en el concierto de Praga fueron inspiradas
por el maestro de las artes marciales Bruce Lee, explicó Karim.
Karim: "Todos mis temas nacen de una manera diferente. En cuanto a Mr Lee,
yo estaba en un coche con una grabadora cantando ideas y tenía una idea de
lo que quería. Entonces, ya estaba en mi salón con mi guitarra y el laúd escuchando
y creando mejor la canción. ¿Y por qué Bruce Lee? Primero porque cuando era
pequeño me gustaba mucho ver las películas de Bruce Lee, creo que es un hombre
que tiene mucha clase, energía, una filosofía y una manera de moverse muy bonita.
Cuando eres pequeño tienes que tener un ídolo, entonces,
él lo era un poco. Hoy todavía me gusta mucho, pero se murió muy joven. Cuando
estaba mezclando el tema en el estudio, estaba jugando con nunchakus ..."
Osvaldo: "... el arma blanca de las artes marciales. Bruce Lee era, entre otras
cosas, un maestro de los nunchakus".
Karim: "Estaba jugando con los nunchakus, aunque no la hago tan bien como él,
seguro, pero es divertido para mí. Lo hacía con la música delante de un espejo,
pensando que combinaba con la música, pues, me dije algún título con Bruce
Lee o el kung-fu, entonces, simplemete
´Mr Lee´".
¿Dónde más busca la inspiración al componer?
Karim: "Cada cosa que está aquí, cada persona, cada emoción que están junto
a mí me inspiran, quizá inconscientemente. Cada cosa que pasa en mi vida se
inscribe en mi memoria".
Osvaldo: "Yo creo que Karim es una persona que vive muy intensamente las cosas
en general, nos divertimos mucho cuando viajamos. Es una persona cuya cabeza
no para. Yo creo, como dice él, que todo te puede inspirar, hasta el movimiento
de una mosca, cualquier cosa es un motivo para hacer música".
Karim Baggili Quartet es un proyecto relativamente joven. Además de Karim y
Osvaldo forman el grupo Kathy Adam y Philippe Laloy. A principios de diciembre
de 2005 la agrupación editó un disco compacto titulado "Cuatro con cuatro".
Osvaldo: "Karim ha tocado el laúd árabe y la guitarra española, acústica. Kathy
ha tocado el violonchelo que es un instrumento que en este país tiene muy buena
aceptación porque es el país, podemos decir, de la cuna de la música clásica.
Philippe toca la flauta traversa y el saxofón. Yo he hecho la percusión. La
percusión que yo hago es percusión latina, a excepción de la tabla, que es
de la India, y el ´ulú, que es un instrumento de cerámica. Sin embargo, siempre
pensándolo de manera latinoamericana porque yo soy latino, mexicano, y me siento
latinoamericano, mi pasión es toda América Latina y siempre por cuestiones
de azares de la vida vivo en Bruselas. Bruselas es una ciudad muy pequeña,
pero muy llena de gente de todo el mundo. Entonces, no hay otra solución que
juntarse con los demás aunque uno no quiera, ¿no? Al mismo tiempo eso hace
una riqueza especial, que es lo que yo hago con Karim. Que aplico mis instrumentos
tradicionales de América Latina a la música de él. Desde luego a él le agrada,
para mí es una manera de demostrar que la música no tiene ninguna frontera,
ningún complejo de ser de un país u otro. El lenguaje es el mismo y el mensaje
que los músicos, yo pienso, queremos dar en cualquier parte del mundo es el
mismo. Tener la función de, yo no sé sin que sea falta de modestia, hacer soñar
a la gente, hacer olvidar sus problemas".
Osvaldo Hernández se dedica a la investigación de la música indígena de América
Latina, pero según sostiene, se considera sólo un hilo conductor de los conocimientos
de la gente con la que se encuentra. El mismo proviene del pueblo indígena
Ixmiquilpan, en el Estado Hidalgo, poblado por la etnia Otomí derivada de los
aztecas.
Osvaldo: "Es mi pasión y es más que un trabajo porque yo no lo considero como
trabajo aunque tengo que invertir mucho tiempo. Realmente es mi pasión porque
mi origen es indígena también. No es una búsqueda porque mi identidad es muy
clara. Es un gusto por descubrir sobre todo muchas veces gente que por cuestiones
sociales o políticas es marginada, y yo estimo que no debería ser así. Porque
todos tenemos derecho a darnos a conocer y a ser respetados. Por esa razón
me apasionan mucho los pueblos como es el mío y otros en donde he estado en
América Latina para ir y encontrarme con esa gente que siempre me ha abierto
los brazos, las puertas y que ha compartido sus conocimientos, su sabiduría
conmigo. De esa manera yo lo aplico al proyecto de Karim o a otros proyectos
donde yo trabajo".

Entre ses nombreuses collaborations artistiques (Nathalie Loriers, Mélanie
Gabriel, etc) et la composition de bandes son pour des courts-métrages, Karim
Baggili trouve encore du temps pour lui. Fruit de son travail en solitaire, « Douar » célèbre
le talent guitaristique de son géniteur, jeune musicien d'à peine trente ans.
Né en Belgique d'un père jordanien et d'une mère yougoslave, Karim Baggili
se pose à la croisée des cultures. Aussi, son jeu de guitare fusionne-t-il
habilement technique flamenco et hymnes arabisants. Le guitariste dévoile ici
une oeuvre instrumentale d'une grande maturité et d'une fraîcheur juvénile
vivifiante.

Akustische Gitarrenmusik jenseits technischer Standards spielt Karim Baggili.
Vor fünf Jahren auf dem Osnabrücker "Open Strings Festival" entdeckt, hat sich
der nun 29-jährige Sohn eines jordanischen Vaters und einer jugoslawischen
Mutter souverän auf dem west-östlichen Diwan eingerichtet: Nichts klingt bei
ihm bemüht, wenn er zwischen orientalischen und europäischen Tonleitern variiert.
Seine Rhythmik lebt vom Flamenco und der arabischen Perkussion. Seine Lieder
- etwa das verzaubernde Titelstück "Douar"
("Dorf") und das eingängige "Pismo za vas" - bestechen mit ihrer prägnanten
Melodik, sind individuell und erinnerbar.
Baggili spielt neben der klassischen Konzertgitarre auch die arabische Oud.
Technisch hervorragende Gitarristen in diesem Metier gibt es viele. Aber nur
wenige verstehen es, den Zauber dieses Instruments in eine eigene musikalische
Sprache zu übersetzen wie Karim Baggili.

vrijdag 10 november 2006, 07:00 - 09:00 Nieuw Verschenen
Nieuwe CD's met Wereldmuziek.
Karim Baggili is een jong talent dat je moeilijk in één muzikaal hokje kunt
plaatsen. In het jaar 2000 won hij de eerste prijs voor de "Jong talent competitie" in
het Open String Festival in Osnabrück .
Door zijn achtergrond, hij was geboren in België, uit een Jordaanse vader en
een Joegoslavische moeder, was hij de gelegenheid diverse muziekstijlen te
leren kennen. Hij leerde zichzelf gitaar en luit spelen en werkte met verschillende
groepen. Hij componeert muziek voor korte films en werkt voordurend aan zijn
technique op de gitaar en luit. Zijn inspiratie is flamenco, Zuid-Amerikaanse
ritmes en Arabische muziek.
Kortom wij zullen hopelijk nog veel van hem horen. Dit is zijn solo cd Douar
draaien waarvan alle composities van hemzelf zijn (met uitzondering van track
9). Gast muzikant op conga & cajon is Etienne Serck

DOUAR fait déjà partie de ma CD-thèque (c'est comme ça qu'on dit ?).. je me le suis procuré juste après le magnifique concert au festival d'art de Huy (un vrai moment de bonheur) Je savoure en plein coeur. j'en suis presque à ma baggilite aiguë... mais qu'à cela ne tienne, je n'en mourrai pas et je vous commande illico son CD précédent... que j'ai eu l'occasion d'écouter aussi et que...J'ADORE tout autant. (cuatro con cuatro)

Karim Baggili:
Je zou hem voor een doodgewone jongen uit Waals-Brabant kunnen verslijten maar
in Wallonië
is hij wereldberoemd: Karim Baggili (30), rijzende ster in de wereldmuziek.
Baggili heeft geen spijt dat hij geen conservatorium heeft gevolgd: 'Veel van
mijn vrienden die het wel deden, werden er gekraakt.'
door Catherine Vuylsteke
BRUSSEL l Al wie deze autodidact op flamencogitaar of oudh bezig ziet, is minstens
onder de indruk. In Vlaanderen heeft tot nu toe schijnbaar alleen Arne Sierens
Baggili opgemerkt.
De theatermaker vroeg hem tussen 1999 en 2001 mee op tournee voor de muzikale
omkadering van zijn stuk Colette. "En het zou nog langer hebben geduurd", dixit
Baggili, "als de twee hoofdrolspelers elkaar niet dermate in de haren waren
gevlogen."
Dezer dagen staat Baggili andermaal op de planken, voor de presentatie van
zijn derde cd, Douar. Een soloproject, na het in Wallonië bijzonder succesvolle
Cuattro con cuattro, dat in Vlaanderen helaas nauwelijks werd opgemerkt.
Zoals dat wel vaker gaat bij muzikanten, is ook Baggili, kind van een christelijke
Jordaanse vader en een Servo-Kroatische moeder, met muziek opgegroeid. "Mijn
vader zong altijd, en de deuren en de potten waren zijn percussie-instrumenten.
Zingen hoorde bij de geluiden van onze familie, we maakten zelfs opnames, waarop
mijn zusjes en ik te horen waren."
"Dat was een soort passieve leerschool, mijn bewuste entree in de muziek kwam
toen ik 15 was. Mijn zus had een vriendje dat ik erg bewonderde, een jongen
met een elektrische gitaar en een cd van Dire Straits. Ik wist niet wat ik
hoorde."
Baggili probeert Mark Knopflers unieke gitaartechniek eerst in zijn hoofd na
te spelen, en op een fluit die hij thuis had liggen, tot hij zich een elektrische
gitaar kon aanschaffen en de echte dissectie van Knopflers gitaartechniek kon
beginnen.
"Ik oefende elke dag drie uur, in mijn eentje. Luisteren, stoppen, proberen,
terugspoelen. Zelfs tijdens de lesuren kon ik nergens anders aan denken, al
begreep ik best dat ik geen moeilijkheden op school mocht krijgen, om het gitaarspelen
niet te hypothekeren. Maar het ging erg goed, en drie jaar later speelde ik
'Sultans of Swing' en gaf privéles gitaar."
Baggili's tweede openbaring komt als hij 19 is, en op de televisie flamencogrootmeester
Paco de Lucia bezig ziet. Hij haalt diens cd's in huis en raakt er helemaal
van in de ban. Als hij korte tijd later een concert bijwoont van Marquito Velez,
besluit hij zelf een flamencogitaar te kopen en zich andermaal in zijn kamer
op te sluiten. "In tegenstelling tot de elektrische gitaar was het leren bespelen
van dat instrument echt zwoegen, zoals een sportman bijna. Maar tegelijk was
het een immens plezier om ermee bezig te kunnen zijn en ik was er tegen die
tijd ook van overtuigd dat mijn leven in de muziek moest liggen."
In diezelfde periode koopt de jonge muzikant ook een oudh of Arabische luit,
zoals zijn in LA wonende oom die meesterlijk bespeelt. "En zoals ik die ook
ken van de talloze cassettes die we thuis hadden, de sonoriteit van de Jordaanse
wereld van mijn vader. Het ging haast vanzelf. Ik had het geluid tussen mijn
oren en de techniek van de gitaar in mijn vingers."
Ondertussen moest er evenwel ook aan geld verdienen worden gedacht, maar een
loopbaan als goedbetaald IT'er blijkt uiteindelijk niets voor de jonge muzikant.
Hij besluit Spaans en Engels te studeren en zich in tal van groepen en projecten
te engageren. Kinderanimatie, Colette van Arne Sierens en andere opdrachten
volgen elkaar op.
"Alleen kreeg ik uiteindelijk het gevoel dat er geen tijd of ruimte meer was
om zelf muziek te maken."
Daarom kwam Baggili's bekroning op het Open Strings Festival in Osnabrück in
2000 als een zegen. "Plots kreeg ik de kans om een professionele cd op te nemen.
Het zijn er twee geworden: Cuattro con Cuattro en Douar. Na een eerste cd in
eigen beheer, met een orkest. Maar dat werk ligt me helemaal niet meer. Het
goede aan die samenwerking was vooral dat ik noten heb leren schrijven. Maar
van een partituur spelen kan ik nog altijd niet. En ik betreur het ook niet,
toch niet dat ik geen conservatorium heb gevolgd. Veel van mijn vrienden die
het wel deden, werden er gekraakt, en dat kan toch de bedoeling niet zijn."

Belge d'origine jordano-yougoslave, Karim Baggili, né en 1976, est un jeune
compositeur, guitariste et joueur de oud autodidacte. Il nous a déjà épaté avec
son quartet. Le voici enfin en solo. C'est l'occasion de déguster le raffinement,
la souplesse, la musicalité
ouverte de son jeu et de son imagination. Guitare aux accents flamenco, oud
qui regarde vers l'Orient, plaisir musical intemporel, sans frontières, sans
oeillères... tels sont les ingrédients de ce disque qui s'écoute comme se boirait
un de ces vins moelleux dont certaines régions ont le secret. Ça vous coule
au fond de l'âme, ça vous saoule à fond sans larmes. Il compose intelligemment
et joue finement, sans virtuosité de démonstration.
Sa musique va droit au but, parfaitement décochée; elle vous rentre dedans
sans vous heurter. On a beau le connaître au sein de diverses formations telles
que Dazibao, Traces, Turdus Philomelos ou son propre quartet, on a beau le
savoir à l'aise aux côtés des meilleurs pianistes de jazz, ce disque solo nous
apporte la bouffée d'air qu'on attendait, tant il est vrai qu'il était temps
de l'écouter seul. Il se suffit
à lui-même; sa musique est évidente.
Mais il ne s'en tiendra pas là, sa besace regorge d'autres projets et d'autres
surprises. Tant mieux !

La splendide pochette - un tremblé rouge tournoyant - traduit parfaitement
l'impression de la musique: ne jamais rester en place, quitter un genre pour
aller en embrasser un autre. Le jeune guitariste Karim Baggili, né en Belgique
de racines jordaniennes et yougoslaves, produit son premier album, acoustique,
sur un petit label indépendant belge avec des qualités de virtuosité qui n'obstruent
pas sa sensualité, ni son imagination.
Un disque, sobre, salé, qui sent bon le sud...

Een bezig bijtje deze Karim Baggili. Niet alleen is hij actief bij Traces,
Dazibao en Turdus Philomelos en was hij ook al een paar maal terug te vinden
aan de zijde van Nathalie Loriers, tijdens de opnamen van Cuatro Con Cuatro
(zie bespreking MM n° 27) was hij eveneens druk in de weer met het afwerken
van een soloplaat waarvan de eerste sessies reeds dateren uit 2003.
Douar ligt natuurlijk in het verlengde van wat hij doet in gezelschap van zijn
begeleiders, alleen staat hij er hier alleen voor (met uitzonde-ring van twee
nummers waarop Etienne Serck voor wat ondersteuning zorgt op conga en cajon).
Geen nood want de man is zulk een snarenvirtuoos op gitaar en oud dat hij voor
een even sterke impact zorgt. Ook hier vertoeven we weer in de grensstreek
waar de Arabische wereld en de bakermat van de flamenco elkaar raken. Toch
gaat de reis een paar maal verder en belanden we bij-voorbeeld in een Grieks
verwante atmosfeer via Pismo Za Vas.
Net als op Cuatro Con Cuatro kunnen we weer spreken van een narratieve speelstijl
die gekenmerkt wordt door een mooi evenwicht tussen lyrisme en dynamiek. Zeker
niet alleen voor snaren af-ficionados.

There must be something in the air, soil or food in Belgium. How else to explain that from
such a small country emerges so much beautiful music? Autodidact guitarist Karim Baggili
surprised us earlier this year with his gorgeous Cuatro con cuatro album as a very gifted
musician. With his solo project Douar, he now communicates at an even more intense emotional
level - ten original compositions and one traditional, mostly solo guitar or oud, here and
there an overdub and on two tracks some light cajon or conga percussion compliments of
Etienne Serck.
A solo album by a very talented guitarist is usually prone to showing off all manner of
exhibitionism. Karim Baggili does not fall for showiness and commits all his energy in
taking the listener on a musical journey with him. He invites us gently into his own
musical reality, of landscapes that are influenced by Flamenco and the Balkan, Greek and
Arab worlds. The word 'douar' in the Arabian language signifies a village of tents and
seems a very appropriate name for the album. It's as though each tent housed a different
cultural style which Karim incorporates in his music. With each musical style, Karim also
uses a different finger-picking technique. Classical, flamenco and jazz fingerings are
all used to perfection. Karim's overall playing style is warm, rounded and emotionally
expressive.
The recordings were made at two separate locations, two years apart and by different
recording engineers. Although the sound thus varies accordingly, by interleaving tracks
and different presentation styles of the songs, the album gains even more attractiveness.
From the opening "Parolosturdus" with its additional conga, the flowing lyrical theme of
"Eau Forte", the touching soulfulness of "Lua", the driving force in "Douar" and the
classical touches in "Clochette" to the eerie sound of the upper oud strings in "Racset
Siti" and "Aton", the album remains wholly mesmerizing.
Besides the wonderful musical content, this CD is also mastered with care. Dynamics are
fine and the album is not 'hot'
Dr Marja Vanderloo & Dr Henk "Longbeard" Boot

« Douar » est le second album solo de Karim Baggili, jeune compositeur, virtuose de la guitare et du oud. Ces deux instruments sont bien évidemment mis à l'honneur sur cet opus, offrant une jolie variété de sonorités. Même si le flamenco domine, des mélodies arabes, grecques ou encore russes s'entremêlent pour former une oeuvre colorée, métissée, pleine de chaleur et d'enthousiasme.
Les onze morceaux de « Douar », tour à tour envoûtants, relaxants ou festifs, nous invitent au voyage. Il faut dire que l'artiste connaît le mélange des cultures. Il est en effet né en Belgique d'une mère yougoslave et d'un père jordanien. Son talent s'est révélé en 2000, lorsqu'il a remporté le premier prix de l'Open Strings Festival à Osnabrück, en Allemagne. Il travaille aujourd'hui en compagnie de nombreuses formations et compose pour les courts-métrages.
Un artiste à écouter d'urgence, pour oublier la grisaille de l'hiver...

En solo, à part le soutien d'un percussionniste sur deux plages, le guitariste et oudiste
livre un florilège sous faisceau d'influences traditionnelles: flamenco, classique, musiques
arabes, et quelques accents d'Europe centrale. Karim Baggili fait de l'oud un instrument
moins contemplatif qu'Anouar Brahem, par exemple. Mais, aussi bien à la guitare qu'au luth,
sa virtuosité respecte toujours la musicalité mélodique. Et à cette superbe dextérité s'
ajoutent de vrais talents de compositeur.
Très bel album.

Dit is wereldmuziek in persona. Karim Baggili is een in België geboren zoon van een Jordaanse vader en een Joegoslavische moeder. Hij bespeelt gitaar en ud (Arabische luit). Zijn muziek is een wonderbaarlijke combinatie van oost en west. De flamenco-techniek en de harmonische ideeën herinneren aan het westen, de toonschalen en melodieën zijn vaak puur Arabisch.
Het resultaat is een dan weer kabbelend, dan weer vurig mengsel van wonderschone snarenklanken, een enkele keer begeleid door Etienne Serck op conga of cajon. Dat laatste is een soort houten kistje ter grootte van een bescheiden luidsprekerbox, waar de speler op kan zitten. Binnenin zitten enkele hulpstukken, zoals een metalen snaar en belletjes, waardoor je verschillende geluiden kunt krijgen, afhankelijk van waar je tegen het kistje slaat.
De muziek doet het prima als achtergrond, maar verdient het ook om serieus beluisterd te worden. De techniek van deze muzikant is weergaloos, en hij weet met een enkel instrument een bijzondere sfeer te creëren..

Belge d'origine jordano-yougoslave, Karim Baggili, n'a pas de quoi craindre le métissage. Joueur de oud et guitariste autodidacte, ce jeune compositeur collabore à de nombreux projets pour le cinéma (il compose la musique de plusieurs documentaires et courts-métrages) et le théâtre. Hyperactif, il accompagne beaucoup d'artistes comme la pianiste de jazz Nathalie Loriers, la chanteuse anglaise Mélanie Gabriel, les groupes Dazibao, Traces (jazz, musique traditionnelle) ou encore Turdus Philomelos (folk festif). C'est dire si l'homme fusionne tous azimuts.
Il signe ce premier album solo, qui laisse présager d'un réel talent à la fois technique et de composition. Intense et virtuose, sa guitare se fait tantôt caressante et mélancolique, tantôt enthousiaste et passionnée, explorant les différents rythmes espagnols traditionnels. L'oud, quant à lui, se déploie en volutes sensuelles et autres arabesques élégantes.
Apaisant, ciselé et créatif, cet album acoustique se laisse savourer à longues gorgées.

Belge d'origine jordano-yougoslave, Karim Baggili, né en 1976, est un jeune compositeur, guitariste et joueur de oud autodidacte. Il nous a déjà épaté avec son quartet. Le voici enfin en solo.
C'est l'occasion de déguster le raffinement, la souplesse, la musicalité ouverte de son jeu et de son imagination. Guitare aux accents flamenco, oud qui regarde vers l'Orient, plaisir musical intemporel, sans frontières, sans oeillères... tels sont les ingrédients de ce disque qui s'écoute comme se boirait un de ces vins moelleux dont certaines régions ont le secret. Ça vous coule au fond de l'âme, ça vous saoule à fond sans larmes. Il compose intelligemment et joue finement, sans virtuosité de démonstration. Sa musique va droit au but, parfaitement décochée ; elle vous rentre dedans sans vous heurter. On a beau le connaître au sein de diverses formations, on a beau le savoir à l'aise aux côtés des meilleurs pianistes de jazz, ce disque solo nous apporte une bouffée d'air qu'on attendait, tant il est vrai qu'il était temps de l'écouter seul. Il se suffit à lui-même ; sa musique est évidente.
Mais il ne s'en tiendra pas là, sa besace regorge d'autres projets et d'autres surprises. Tant mieux.

"DOUAR,
c'est monter à même peau
un étalon fougueux.
A rênes serrées, fouler de plein jour
ses terres vierges.
Une chevauchée tout en sens !"

Voici le second projet personnel de ce trentenaire né en Belgique, d'un père jordanien et
d'une mère yougoslave, qui a collaboré avec de nombreux projets folks, jazz pour enfant ou
pour le cinéma. Guitariste et oudiste virtuose, il marie les techniques et les sonorités
provenant du flamenco, du Moyen-Orient et des Balkans.
Sans surcharger son phrasé de gammes enchaînées à la vitesse de l'éclair, il cherche, a
contrario, la rupture de rythme et de ton, la note tenue et le tremolo qui s'impose.
Entre sensualité et feu ardent, les dix titres qu'il signe et le traditionnel arrangé par
ses soins sont le signe d'une fraîcheur toujours préservée et d'une maturité grandissante.

Karim Baggili, een Belg van Jordaans-Joegoslavische afkomst is bij ons in eerste instantie bekend van zijn werk met Dazibao (waar hij intussen vervangen is door Myrddhin De Cauter) Traces en Turdus Philomelos. Vorig jaar toerde hij met zijn kwartet rond om hun CD Cuatro con Cuatro te promoten. Maar hij is ook van andere markten thuis. Zo won hij in 2000 het Open Snaren festival van Osnabrück, schrijft hij muziek voor documentaires en kortfilms, werkt hij mee aan programma's voor kinderen, maakt hij opnames met een kamerorkest, kortom, een bezige bij.
Nu staat hij er in zijn eentje met het prachtige Douar.
Het is een CD waarin hij solo (op twee stukjes na, waar Etienne Serck hem begeleidt op conga en cajon) nummers van eigen hand brengt. Zijn nummers zijn sterk geïnspireerd door de Arabische muziek en door flamenco. Hij speelt hier zowel gitaar, in een Spaanse stijl als oud (Arabische luit).
Het zijn alle 11 mooie, tamelijk lange luisternummers, op een virtuoze manier gespeeld. Vergis je echter niet. Het is geen plaat die snel verveelt. Er zit veel afwisseling in de verschillende nummers, zowel qua speelstijl als qua tonaliteit. In sommige nummers bespeelt Baggili verschillende instrumenten, zoals in Pismo za vas, waar we een overdubbing van oud en gitaar krijgen.
Zoals al gezegd is er in twee nummers ook ondersteuning van percussie. In het openingsnummer Paralosturdus, een nummer opgedragen aan zijn copains van Turdus Philomelos en in het lange (7:16) Gato Preto.
Alle nummers heeft Karim Baggili zelf gecomponeerd, op een uitzondering na. Racset Siti is gebaseerd op een oude Arabische traditionele melodie, die door hem werd bewerkt. Hierbij bespeelt hij niet alleen de oud, maar zorgt hij ook voor de percussie.
Douar is geen plaat waar je zeer enthousiast op zit mee te zingen of bewegen. Dit is een plaat die vaak als achtergrond zal worden gebruikt. Maar dit is echter onrecht aandoen aan de vakkennis en het talent van een Karim Baggili. Dit is een schijf om te savoureren. Met een goed glas wijn, in een aangenaam gezelschap, en dan intens luisteren en genieten.

Je hoeft geen superoren aan je kop te hebben om te horen dat hier een meeestergitarist betoverende dingen doet. Op deze cd laat hij zich ook nog horen op de '(o)ud' of de Arabische luit. Baggili liet al vroeger van zich horen ('Cuatro con cuatro'), en op verschillende festivals was te zien dan dit niet de eerste de beste is. Multicultureel (geboren in België uit een Jordaanse vader en joegoslavische moeder) brengt hij zijn muziek dan ook vanuit het hart, maar met een virtuosteit die je niet verwacht van iemand van zijn leeftijd: de man is nauwelijks dertig.
Elk, jawel, élk nummer op deze cd dwingt respect af. Alles is zo doorleefd gespeeld, zo knap gedaan, tjonge...hier zijn eigenlijk geen woorden voor. Merken we toch nog op dat deze brok talent -waar we ongetwijfeld nog véél meer zullen over horen- vandaag de dag samenwerkt met o.a. Nathalie Loriers en Mélanie Gabriel (jawel, de dochter van). Hij werkt in verschillende groepen, en schrijft ook muziek voor kortfilms. Wat ons het meest interesseert is dat de man zijn techniek op gitaar en oud tot op ongekende hoogtes verder uitwerkt. Een meesterwerk, zeer mooi geregistreerd ook.
Kortom, indien je hier naar luistert kom je gegarandeerd in de zevende hemel terecht. Maar je voelt je klein als een rond punt, en dat is de betekenis van de titel.Vijf sterren, zonder twijfel.

Comme un « Douar el awal » que l'on lance à un taxi d'Amman pour se rendre au premier cercle (rond-point) de la ville, c'est vers un Douar simple, élégant et serein que Karim Baggili convie l'auditeur. Un album solo, après de nombreuses collaborations, signé et arrangé par lui-même. Entre métissage et mariage de cultures, ce disque évoque tout à la fois le regard téméraire d'une danseuse de flamenco et ce petit goût sucré du doux thé bédouin.
Les notes orientales du oud (le luth arabe, dont Karim est un adepte autodidacte) bercent harmonieusement, tandis que les mélodies aux arabesques andalouses, envoûtantes, s'enchaînent en un éclair. Rancart réussi entre le label Homerecords et l'artiste belge d'origine jordano-yougoslave.
Et le prochain rendez-vous, c'est à quel « douar » ?

Attention, trésor! Karim Baggili est un jeune guitariste et 'oudiste belge, de père jordanien
et de mère yougoslave, avec lequel il faudra compter dans les années qui viennent. Premier Prix du Festival
Open Strings d'Allemagne en 2000 dans la catégorie "Jeunes talents", Karim réalise son premier CD en 2002,
compose de la musique pour des documentaires et des court-métrages, et sort un nouveau CD en 2005, avec un
quartet qui porte son nom.
Ce 3°CD, "Douar", sorti en Allemagne et en Belgique avant d'être distribué en France,
nous dévoile un musicien exceptionnel, qui a su créer un univers qui n'appartient qu'à lui, fait de douces
méditations, de rêveries, et de retour sur soi, dans la tradition du jeu de cordes en Orient, tout en employant
un langage musical largement emprunté à l'Occident - de la guitare Renaissance aux ambiances espagnoles. L'album
nous fait entendre une musique qui vit, toute de dynamique et de mouvement.
Au total un univers unique, envoûtant
et magique, que l'on peut rapprocher de l'univers d'un Anouar Brahem avec son 'oud. Une même sensibilité à fleur
de peau, et un album qui, du début à la fin, vous plonge dans une atmosphère particulière, et que l'on ne
retrouvera nulle part ailleurs. Karim Baggili, un jeune artiste qui est déjà un grand artiste!
www.karimbaggili.be
